À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité, LVMH et l’UNESCO renforcent leur projet conjoint en Amazonie

26 mai 2021 à 06h44

À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité, LVMH et l’UNESCO renforcent leur projet conjoint en Amazonie.

Partenaire clé du programme UNESCO MAB (Man and the Biosphere), LVMH a annoncé le lancement d’un projet conjoint de lutte contre la déforestation en Amazonie, l’une des principales menaces pesant sur les écosystèmes de la région. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme LIFE 360 du groupe (LVMH Initiatives For the Environment) qui vise à régénérer 5 millions d’hectares d’habitat de la faune et la flore dans le monde et à limiter l’impact environnemental de ses activités. Le 22 mai 2021, à l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité, LVMH et l’UNESCO dévoilent deux nouveaux projets à ambition écologique au sein de réserves de biosphère situées en Bolivie et en Équateur, preuves que ce projet conjoint de protection du bassin amazonien prend corps sur le terrain.

Porté par un budget de 5 millions d’euros sur 5 ans, le partenariat entre LVMH et l’UNESCO en Amazonie vise à réconcilier protection de l’environnement et développement durable dans le respect des contextes culturels locaux. Deux grandes problématiques ont été identifiées : la reforestation et la réhabilitation des terres dégradées, ainsi que la création d’emplois durables et de sources alternatives de revenus pour les populations locales qui n’impliquent pas d’avoir recours à la déforestation.

C’est à la première de ces problématiques que vient répondre aujourd’hui un projet mené dans la réserve de biosphère de l’UNESCO de Beni, en Bolivie. Là, le peuple indigène des Chimanes et les populations locales vivant le long du fleuve Maniqui pratiquent une agriculture de subsistance et commerciale à petite échelle selon les principes de la rotation des cultures. Or, ces dernières décennies, les forêts qui les entourent ont été victimes de surexploitation. Résultat : de nombreuses espèces d’arbres endémiques, comme l’acajou, y ont presque disparu. L’objectif de ce projet est d’offrir aux familles vivant dans quatre communautés de la réserve de biosphère de Beni des graines de haute qualité d’arbres (acajou) et d’espèces agricoles (plantain, café, cacao et agrumes) endémiques afin qu’elles puissent les cultiver selon des systèmes d’agroforesterie basés sur la rotation des cultures. En plus d’assurer un revenu économique durable sur le long terme aux populations locales et indigènes, cette initiative contribuera à la prévention des incendies – autre menace majeure pesant sur les écosystèmes de l’Amazonie – en évitant de défricher puis de brûler systématiquement la végétation dans de nouvelles zones.

Le second projet vient en aide aux jeunes vivant dans la réserve de biosphère de l’UNESCO de Yasuní en Équateur. Les habitants de la communauté de Limoncocha n’ont pas accès aux services de première nécessité, comme l’eau, les systèmes sanitaires ou le traitement des déchets, et la pollution plastique est devenue un grave problème dans les rivières. Fondée par des jeunes en 2019, l’association Mushuk Sacha pour le recyclage (ASORECMUSA) collecte et recycle le plastique, créant de l’emploi et des revenus pour les jeunes locaux et indigènes tout en sensibilisant la population à l’importance du traitement des déchets pour la protection de l’écosystème. Grâce au soutien de LVMH et de l’UNESCO, l’association pourra diversifier sa production de produits en plastique recyclé en renforçant ses capacités techniques et marketing et en améliorant son infrastructure de collecte et de transformation. Un programme de formation de quatre jours sera mis sur pied et proposé à de jeunes participants, avec pour objectif d’aider et d’embaucher 23 jeunes de la communauté.

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