Je crée mon entreprise tout seul, quelle forme juridique choisir ?

18 octobre 2021 à 07h04

Je crée mon entreprise tout seul, quelle forme juridique choisir ?

Si 65% des créateurs d’entreprises ont choisi la micro-entreprise (ex-auto-entreprise) pour créer en 2020, cela n’en fait pas la forme juridique la plus avantageuse pour créer. Certes, les formalités, comme la comptabilité, sont réduites au minimum, la création est gratuite et l’on peut facilement arrêter son activité du jour au lendemain, mais…

La micro-entreprise revêt plusieurs inconvénients majeurs : impossibilité de s’associer par la suite, de contracter un prêt professionnel mais aussi limitation du chiffre d’affaires à un certain plafond (au 1er juillet 20201, 72600 euros pour des services et 176 200 euros pour les achats/ventes la première année). Sans oublier que votre responsabilité personnelle est illimitée, notamment sur vos biens : vous et votre entreprise ne formez plus qu’une seule et même entité.

Surtout, l’imposition s’effectue via un abattement forfaitaire (71 % pour l’achat-revente, 50 % pour les prestations de services et de 34 % pour les bénéfices non commerciaux). Ce qui signifie que les charges réelles ne sont pas prises en compte : le pourcentage vient retrancher les recettes pour calculer le bénéfice. Idéalement, une activité en micro-entreprise ne doit nécessiter que peu d’investissements et d’achats, et encore moins de salariés ou un loyer important.

D’un point de vue fiscal, vos bénéfices seront imposés au titre de l’impôt sur le revenu, avec le barème progressif en vigueur ou au versement libératoire. Ce qui peut limiter à terme les capacités d’autofinancement de l’entreprise en développement, surtout si l’imposition atteint des tranches élevées et/ou si le foyer comporte d’autres sources de revenus.

Pour rappel, l’origine de la micro-entreprise était de permettre à des personnes ayant déjà une autre activité, notamment comme salarié, de pouvoir tester une autre activité en parallèle avant de se lancer. L’intérêt de la micro-entreprise, c’est de n’avoir aucune avance de cotisations sociales à faire en l’absence de chiffre d’affaires. Les cotisations sociales sont calculées au fur et à mesure par l’application d’un taux fixe sur le montant des recettes encaissées.

Dès lors que le chiffre d’affaires se rapproche des seuils de TVA, que les investissements de départ sont assez importants et que vous souhaitez tirer de cette activité une rémunération décente, mieux vaut choisir une entreprise individuelle au régime réel (appelée aussi personne physique), soit une société unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL OU SASU).

News: CCI

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